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À la faveur de l’envolée des prix des matières premières depuis le début du XXIe siècle, l’Algérie, à l’instar des autres pays producteurs de pétrole et de gaz, a dû enregistrer un renflouement exceptionnel de ses recettes en devises, permettant ainsi une très nette amélioration des indicateurs macro-économiques. Ces résultats sont fragiles : si, en 2007, un excédent commercial record de 37,17 milliards de dollars est enregistré, en 2019, les exportations totalisent 35,82 milliards de dollars, contre 41,79 milliards en 2018, soit une baisse de 14,29 %. Les importations ont, pour leur part, totalisé 41,93 milliards, contre 46,33 en 2018, en baisse de 9,49 %. Cette même année, les exportations ont ainsi assuré la couverture des importations à hauteur de 85,43 %, soit un déficit de plus de 6 milliards de dollars, contre 90,22 % en 2018. Structurellement, la balance commerciale de l'Algérie demeure fortement tributaire des revenus que génère la vente du pétrole et du gaz qui constituent à eux seuls 92.80 % du volume global des exportations en 2019, en s'établissant ainsi à 33,24 milliards de dollars, contre 38,87 milliards en 2018, soit un recul de 14,48 %. En 2019, le principal partenaire commercial de l’Algérie est l’Europe en 2019, avec qui elle réalise plus de la moitié de son commerce extérieur : les pays européens totalisent 63,69 % des exportations algériennes et 53,40 % de ses importations.
Sources : fr.wikipedia.org
La France a maintenu sa place de premier client du pays en 2019 (5,05 milliards de dollars) devant l'Italie (4,62), l'Espagne (3,99 milliards), la Grande-Bretagne (2,29) et la Turquie (2,24 milliards). La Chine reste quant à elle son premier fournisseur (7,65 milliards) devant la France (4,27 milliards), l'Italie (3,41), l'Espagne (2,93) et l'Allemagne (2,83 milliards). En 2019, les cinq premiers clients du pays représentent 50,85 % des exportations algériennes. Depuis l'arrivée au pouvoir de Abdelmadjid Tebboune en 2020, les exportations hors hydrocarbures n'ont cessé de croître pour atteindre 5 milliards de dollars en 2021, puis près de 7 milliards en 2022 (le plus haut niveau jamais enregistré) permettant ainsi à l'Algérie de réaliser 10% de ses exportations en dehors des hydrocarbures. Les principaux produits hors hydrocarbures exportés étaient les engrais et produits fertilisants (2,3 milliards), les produits chimiques inorganiques et terres rares (pour 1,6 milliard) ainsi que l'acier et le fer (1,1 milliard $). Entre 2017 et 2023, les exportations hors hydrocarbures ont été multipliées par trois, soit 2 % du PIB. En 2023, les exportations algériennes hors hydrocarbures ont été dominées par plusieurs produits clés, répartis en trois catégories principales : les matériaux semi-finis, les produits agroalimentaires et les produits industriels. Ces exportations ont généré environ 5 milliards de dollars. Les engrais minéraux ou azotés représentent la première source de revenus des exportations hors hydrocarbures, avec une valeur d'environ 1,25 milliard de dollars.
Sources : fr.wikipedia.org
Le clinker (ciments non pulvérisés) suit avec des exportations atteignant environ 753 millions de dollars. Les solvants naphta occupent la troisième place, avec des exportations évaluées à 678 millions de dollars. Parmi les autres produits exportés figurent les barres en fer et en acier, l’ammoniac anhydre, les demi-produits en fer ou en acier non alliés, le sucre de canne, les phosphates de calcium naturel et les dattes. En termes de destinations, la France est le principal client des exportations algériennes hors hydrocarbures, suivie des États-Unis, de la Pologne, des Pays-Bas et de la Belgique. L'entreprise ayant réalisé le plus d'exportations durant l'année 2022 était Tosyali avec 850 millions de dollars. En 2024, les transferts officiels de devise vers l'Algérie, par sa diaspora, sont de l'ordre de 1,8 milliard de dollars annuel sur la dernière décennie. Ce montant est faible comparativement aux autres pays africains - ainsi la diaspora marocaine a transféré 11,8 milliards de dollars en 2023. La Banque mondiale explique cette disparité par « l’existence d’un marché noir » » en Algérie qui permet un taux de change de « 30 à 40 % » plus favorable par rapport aux cours officiels. En 2025, le cours officiel est de 150 dinars pour un euro, alors qu'avec le marché noir c'est de l'ordre de 260 dinars pour un euro. Ce marché noir est de l'ordre de 5 à 6 milliards d’euros annuel.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Marché intérieur === Selon l'Oxford Business Group en 2012, l'Algérie, dont l'économie continue de résister aux effets de la crise financière mondiale, a vu sa consommation intérieure progresser, ce qui a suscité un intérêt croissant pour le développement du commerce dans le pays à travers la construction de divers centres commerciaux et hypermarchés.
Sources : fr.wikipedia.org
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